En 2025, l’univers bancaire français subit un nouveau séisme. Après avoir assisté à la fin de Ma French Bank, filiale bien connue de La Banque Postale, une seconde banque emblématique se retire progressivement du paysage. Cette fois-ci, c’est OnlyOne, la néobanque audacieuse qui avait pour ambition de réinventer le secteur bancaire en ligne, qui annonce la cessation définitive de ses activités. Dans cet article, nous verrons les raisons de cette fermeture, son impact sur les clients et ce que cela signifie pour l’avenir des néobanques en France.
Pourquoi Ma French Bank a-t-elle fermé ses portes ?
Ma French Bank, qui faisait partie intégrante de La Banque Postale, incarnait une vision moderne de la banque en ligne facilement accessible. Pourtant, malgré ses débuts prometteurs, elle n’a pas réussi à maintenir sa position concurrentielle face à un marché en pleine évolution. Plusieurs facteurs ont contribué à la fermeture progressive de cette filiale phare, notamment des coûts d’exploitation élevés et une concurrence accrue.
Les clients impactés par cette fermeture ont été invités à rejoindre directement La Banque Postale avec une offre de bienvenue attrayante de 50 euros pour apaiser la transition. Ce geste visait à adoucir l’impact de la fermeture sur leur quotidien financier tout en ramenant ces clients dans le giron traditionnel de la banque mère.
L’échec d’OnlyOne : des débuts ambitieux aux difficultés insurmontables
Un modèle innovant mais fragile
Créée avec pour mission de répondre aux nouveaux besoins bancaires des consommateurs soucieux de l’environnement, OnlyOne misait sur un modèle innovant et responsable. Cependant, elle s’est heurtée rapidement à la dure réalité du milieu bancaire où la compétition est rude et impitoyable.
Malgré des intentions louables et des offres uniques en leur genre, OnlyOne n’a pu compter que sur un nombre restreint de clients (3 000 au lieu des 10 000 escomptés). Cet écart significatif entre les prévisions initiales de croissance et la réalité jouera un rôle déterminant dans la mise en liquidation judiciaire de la néobanque en février 2025.
Tentatives de redressement sans succès
Soutenue par la plateforme Treezor pour ses services de Banking-as-a-Service, OnlyOne a tenté de se relancer en 2024 en développant des offres orientées vers les entreprises. Toutefois, l’élan fut de courte durée. Les fonds nécessaires pour garantir la poursuite de ses opérations n’ont jamais été sécurisés de manière durable, poussant alors la néobanque à mettre fin à ses ambitions.
Cette fermeture met également en lumière les options limitées disponibles pour leurs 700 clients particuliers ainsi que les entreprises en phase de test. Cela soulève un problème crucial concernant le sort de leurs comptes et leur continuité bancaire dans l’immédiat.
