Le tubage de cheminée représente une solution efficace pour sécuriser et optimiser votre installation de chauffage. Nous avons constaté que de nombreux foyers bretons se tournent vers cette technique, particulièrement depuis la hausse des prix de l’énergie en 2022. Dans notre région, où près de 40% des maisons individuelles sont équipées de cheminées ou poêles à bois, cette démarche prend tout son sens. Nous vous proposons un guide complet pour comprendre et réaliser correctement cette opération essentielle pour votre habitat.
Points à retenir
| Points clés | Explications détaillées |
|---|---|
| 🔍 Définition et nécessité du tubage | Insérer un conduit en acier inoxydable dans un conduit existant pour garantir l’étanchéité et améliorer le rendement du chauffage. |
| 🛡️ Avantages sécuritaires | Prévenir les fuites de gaz toxiques et limiter l’accumulation de bistre pouvant causer des feux de cheminée. |
| 🔧 Types de tubages disponibles | Choisir entre tubage flexible (adapté aux conduits non rectilignes) et tubage rigide (pour conduits parfaitement droits). |
| 📏 Dimensions techniques importantes | Respecter un diamètre minimum de 150 mm pour un poêle et 180 mm pour un foyer ouvert. |
| 🔨 Étapes d’installation | Inspecter le conduit, effectuer un ramonage complet puis installer le tubage selon sa typologie spécifique. |
| 📝 Cadre réglementaire | Appliquer la norme DTU 24.1 en respectant les contraintes d’angles, de dévoiements et de ventilation de l’espace annulaire. |
| 🧹 Entretien nécessaire | Ramoner au moins une fois par an et réaliser des tests d’étanchéité tous les trois ans. |
Qu’est-ce que le tubage de cheminée et pourquoi l’effectuer ?
Le tubage consiste à insérer un conduit, généralement en acier inoxydable, à l’intérieur d’un conduit maçonné existant. Cette technique permet de rénover et réhabiliter une cheminée ancienne sans entreprendre de lourds travaux. Nous remarquons souvent dans les habitations traditionnelles de Nevez que les conduits d’origine présentent des faiblesses après plusieurs décennies d’utilisation.
Tuber votre cheminée s’avère indispensable pour plusieurs raisons majeures. D’abord, cela garantit l’étanchéité du conduit lors de l’évacuation des fumées, évitant ainsi les infiltrations dangereuses dans votre habitation. Le tubage améliore également le tirage et optimise le rendement de votre appareil de chauffage, vous permettant de réaliser des économies substantielles sur votre consommation de bois de chauffage en Bretagne.
La sécurité constitue un argument de poids. Le tubage prévient efficacement les fuites de gaz toxiques, notamment le monoxyde de carbone, responsable de nombreux accidents domestiques chaque année. Il empêche également la corrosion due à l’acidité des fumées et limite l’accumulation de bistre, ces dépôts goudronneux qui peuvent provoquer des feux de cheminée particulièrement dangereux.
Nous observons que dans notre climat breton, parfois humide, le tubage joue un rôle crucial dans la protection contre les risques d’incendie et facilite considérablement le ramonage. Cette opération apporte aussi des solutions techniques précieuses pour sécuriser un conduit qui n’est pas d’aplomb, réduire la section d’un conduit trop large pour améliorer le tirage, corriger un conduit fissuré ou encore améliorer l’isolation thermique générale du système.
Choisir le bon type de tubage pour votre cheminée
Deux grandes catégories de tubages s’offrent à vous, chacune avec ses spécificités. Le tubage flexible a pour particularité sa grande adaptabilité aux conduits maçonnés dévoyés, c’est-à-dire non rectilignes. Nous apprécions particulièrement sa facilité de pose, que ce soit par le haut (toit) ou par le bas, et le fait qu’il ne nécessite pas de raccordement intermédiaire. Moins onéreux que son alternative rigide, il existe en version simple peau ou double peau, cette dernière étant recommandée pour les installations fonctionnant au bois ou au charbon.
Le tubage rigide, quant à lui, convient uniquement aux conduits parfaitement droits, sans dévoiement. Bien que plus coûteux, il présente des avantages indéniables : une résistance accrue, une solidité à toute épreuve et une durabilité supérieure. Nous constatons qu’il assure généralement un meilleur rendement et un tirage optimal. Son installation s’effectue uniquement par le bas et nécessite la pose de plusieurs pièces avec leurs raccordements.
Le choix du matériau mérite également votre attention. L’acier inoxydable s’impose comme la référence pour sa résistance à la corrosion et aux hautes températures. Dans le cadre d’une rénovation complète incluant l’isolation de vos murs, n’oubliez pas de coordonner ces travaux avec l’installation d’un placostil isolant pour optimiser les performances thermiques de votre habitat.
La section du tube représente un paramètre technique crucial. Pour un poêle, le diamètre minimum doit être de 150 mm, tandis que pour un foyer ouvert, on ne descendra pas en dessous de 180 mm. Ces dimensions garantissent une évacuation efficace des fumées et un fonctionnement optimal de votre installation.
Les étapes essentielles pour tuber un conduit de cheminée
Avant d’entamer les travaux, une phase préparatoire s’impose. Nous commençons systématiquement par inspecter l’état du conduit existant pour détecter d’éventuelles fissures, décollements ou infiltrations. Cette étape diagnostique permet également de vérifier que le conduit respecte les normes en vigueur, notamment en termes de section et de dévoiements. Un ramonage et un débistrage complet du conduit s’avèrent indispensables pour éliminer les résidus qui pourraient compromettre l’installation.
L’installation proprement dite varie selon le type de tubage choisi. Pour un tubage flexible, nous mesurons précisément la longueur nécessaire en ajoutant environ 40 cm pour dépasser au niveau du toit. Le tube s’insère depuis le toit ou depuis la base, en respectant scrupuleusement le sens de pose indiqué par la flèche (partie mâle vers le bas). Des colliers de fixation maintiennent solidement le tube à ses deux extrémités.
La procédure diffère pour un tubage rigide, qui s’installe uniquement par le bas. Les tubes s’emboîtent successivement en commençant par la partie haute, et des colliers de sécurité empêchent tout déboîtement. L’opération se poursuit jusqu’à atteindre la hauteur totale requise.
La fixation et l’étanchéité constituent des étapes déterminantes. Un collier de fixation s’installe en partie haute du tube, puis une plaque d’étanchéité vient entourer le tube à la sortie du toit. L’espace entre cette plaque et la structure se comble avec du mastic-colle pour garantir une parfaite imperméabilité. Un chapeau de cheminée ou un mitron protège l’ensemble des intempéries. En partie basse, un autre collier de fixation sécurise le dispositif.
Réglementation et entretien du tubage pour une sécurité durable
Le cadre réglementaire encadrant le tubage de cheminée s’articule autour de la norme DTU 24.1. Cette dernière stipule l’obligation de tuber sur toute la longueur du conduit, interdisant formellement le tubage partiel. L’angle de raccordement ne doit jamais dépasser 90°, tandis que les dévoiements des conduits se limitent à deux maximum, chacun ne dépassant pas 45°.
La ventilation de l’espace annulaire entre le tube et le conduit maçonné requiert une attention particulière, avec une entrée d’air basse de 20 cm² et une sortie haute de 5 cm². Nous vérifions systématiquement la compatibilité entre les différents accessoires utilisés et respectons scrupuleusement les distances aux matériaux combustibles. Le conduit doit impérativement comporter les marquages CE et G, garantissant sa résistance au feu.
L’entretien régulier prolonge considérablement la durée de vie de votre installation. Le ramonage s’effectue obligatoirement au moins une fois par an, bien que nous recommandions deux interventions, avant et après la période de chauffe. Pour les tubages desservant un appareil au bois ou au charbon, un hérisson en nylon de même section que le tube s’avère l’outil idéal. Des tests d’étanchéité tous les trois ans complètent ce dispositif préventif.
Pour préserver l’intégrité de votre tubage, évitez absolument de brûler du bois de récupération, des déchets ménagers ou des matières plastiques qui dégageraient des vapeurs corrosives. Ces précautions, associées à un entretien rigoureux, vous garantiront une installation performante et sécurisée pour de nombreuses années.






